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Avertisseur de radar : le point sur la loi

 Avertisseur, détecteur, brouilleur de radar : quelle différence ?

Radar automatiqueDétecteur et brouileur de radar : interdits depuis 2003

Le détecteur de radar est un dispositif capable de déceler un radar, fixe ou mobile. Doté d’une antenne qui capte les ondes éléctromagnétiques émises par les radars, il peut prévenir le conducteur de la présence proche d’un radar.

Les anti radars émettent sur les mêmes bandes de fréquences d’autres ondes radars qui vont brouiller le signal.

Le détecteur de radar et le brouilleur de radar sont interdits en France depuis 2003.

Avertisseur de radar : interdit depuis 2012

Un avertisseur de radar routier est un système qui avertit l’automobiliste lorsqu’il s’approche d’une zone où se situe un radar fixe. L’avertisseur de radar possède base de données intégrée contenant les emplacements des radars fixes et les zones accidentogènes. Il compare en permanence la position du véhicule avec les zones radar, afin de prévenir l’automobiliste à l’approche d’un radar.

Il est interdit en France depuis 2012.

 

Que risque-t-on ?

avertisseur de radarLe fait de posséder un détecteur, brouilleur ou avertisseur de radar est sévèrement puni par la loi. L’article R413-15 du Code de la Route prévoit

  • 1500 € d’amende
  • une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans
  • le retrait de 6 points
  • la saisie du matériel, voire du véhicule

« Le fait de détenir ou de transporter un appareil, dispositif ou produit de nature ou présenté comme étant de nature à déceler la présence ou perturber le fonctionnement d’appareils, instruments ou systèmes servant à la constatation des infractions à la législation ou à la réglementation de la circulation routière ou de permettre de se soustraire à la constatation desdites infractions est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe. »

Tous les dispositifs (GPS, applications smartphones, boîtiers portables, etc.) signalant la présence de radars sont concernés par l’interdiction.

 

L’assistant d’aide à la conduite, l’avertisseur nouvelle génération

Depuis l’interdiction de 2012, les boîtiers GPS ne doivent plus indiquer des « emplacements radars » mais des « zones de danger potentiel ». On parle désormais non plus d’avertisseur de radar mais d’assistant d’aide à la conduite. Une nuance importante, puisqu’elle définit si votre dispositif est légal ou pas.

Les dispositifs commercialisés depuis 2012 ont été réactualisés par les fabricants pour entrer dans le cadre de la loi. Si vous possédez un avertisseur plus ancien qui n’a pas été mis à jour, vous êtes donc en infraction !

L’assistant d’aide à la conduite vous signale donc les zones identifiées comme dangereuses, qui répondent à l’un des critères suivants :
  • la présence d’une signalisation routière de danger (virages dangereux, intersections, forte pente, etc.)
  • les limitations de vitesse inférieures à la limitation habituelle (par exemple, 70 km/h au lieu de 90 km/h en dehors des agglomérations)
  • le trafic routier
  • l’accidentalité dans la zone
  • etc
Or, les radars automatiques sont installés en priorité dans ces zones dangereuses, même si une zone dangereuse n’est pas systématiquement équipée d’un radar.
Concrètement, les assistants d’aide à la conduite n’indiquent donc plus l’emplacement précis des radars, mais annoncent la présence d’une « zone dangereuse » de 2 à 4 km… qui se recoupe souvent avec la présence d’un radar.

 

Les applications communautaires sont-elles légales ?

Aujourd’hui, il existe de nombreuses applications communautaires sur smartphone, via lesquelles les utilisateurs partagent les infos trafic : ralentissements, embouteillages, accident, danger… mais aussi la présence de radars et contrôles routiers.

Selon la loi, ceci est passible des mêmes sanctions que la possession d’un détecteur ou avertisseur de radar. Seul le signalement de zones dangereuses est autorisé.